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Brèves d'Europe

L'essentiel de l'actualité énergétique européenne

Semaine du 28 novembre 2016

Pas de proposition européenne commune durant la COP 22

À la COP 22 de Marrakech, qui s’est achevée le 18 novembre dernier, la Communauté européenne s’est fait remarquer pour sa très grande discrétion. Le commissaire à l’énergie et au climat, Miguel Arias Cañete n’avait pas de mandat pour défendre une position commune. L’Allemagne et la France sont toutefois sorties du lot en évoquant, l’une, ses perspectives ambitieuses et l’autre, l’objectif d’une économie neutre en carbone d’ici à 2050. 

Vive les transports électriques

Eurelectric (l’Union de l’industrie électrique) vient de publier une note qui présente l’électromobilité comme la meilleure solution pour atteindre les objectifs de réduction de 60 % des gaz à effets de serre d’ici à 2050. Elle permet non seulement de réduire les GES du secteur « transport », mais aussi de les plafonner en les intégrant dans le marché européen du carbone. 

Favoriser les démarches d’éco-conception

Une étude suisse menée dans une dizaine d’entreprises de différents secteurs révèle que 90 % des managers environnementaux pensent qu’ils ne portent pas la responsabilité environnementale de l’entreprise. Au contraire deux tiers des salariés pensent que c’est justement leur fonction. Ce constat montre qu’il faut accompagner les entreprises à prendre des mesures concrètes concernant la réduction de leur consommation de matériaux et d’énergie dès l’étape de conception. 

Biomasse : les objectifs européens ne sont pas soutenables

L’Europe bas carbone aurait les yeux plus gros que le ventre en matière de biomasse. C’est l’inquiétude de deux organisations environnementales – BirdLife et Transport & Environment. Selon elles, en 2030 les pays européens ne pourront pas fournir assez de biomasse obtenue dans des conditions environnementales soutenables pour remplir les objectifs de renouvelables dans le mix énergétique. 

Les dommages hydriques coûtent cher aux entreprises

Un rapport émanant du Carbon Disclosure Project (CDP)1 vient de révéler que les grandes entreprises n’ont pas pris la mesure du risque de stress hydrique dans le monde. Ni ses conséquences, tant au niveau financier que climatique. Cette année, selon les données communiquées par 607 grandes entreprises au CDP, les dommages liés à l’eau auraient coûté 14 milliards de dollars (13 Mds €).

 

1 Organisation internationale représentant un groupe de 475 grands investisseurs, qui publie chaque année un rapport sur l’intégration du changement climatique dans les stratégies des 500 plus grandes entreprises mondiales en termes de capitalisation boursière, responsables de 11,5 % des émissions globales de gaz à effet de serre (GES).

Semaine du 24 octobre 2016

L’économie mondiale un petit peu moins énergivore

Selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) l’intensité énergétique, qui mesure la quantité d’énergie utilisée pour chaque unité de PIB dans le monde, a baissé de 1,8 % en 2015. C’est une progression. Cependant jugée trop lente par l’AIE, qui déplore que 70 % de la consommation énergétique mondiale ne fasse l’objet d’aucune exigence de performance d’efficacité.  

Pales d’éoliennes danoises avalées par General Electric

Le géant américain de l’électricité confirme son intérêt pour les énergies renouvelables. Un an après avoir créé une filiale dédiée aux énergies vertes, il vient d’acquérir pour 1,5 milliard d’euros l’entreprise danoise LM Wind Power, fabricant de pales d’éoliennes. L’opération permettra à GE Renewable Energy de se développer dans un nouveau secteur, les pales. Jusqu’à présent, il n’avait accès à l’éolien que par les turbines.

2015, année chargée en CO2

Avec une teneur moyenne de 400 parties par million (ppm) sur l’ensemble de la planète, l’air n’aura jamais été aussi chargé en dioxyde de carbone qu’en 2015, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Sachant que le CO2 reste dans l’atmosphère pendant des milliers d’années et plus longtemps encore dans les océans, ce record mondial est particulièrement préoccupant. 

Bientôt plus de quotas gratuits de l’ETS…

Pour protéger l’emploi et empêcher des délocalisations de l’Europe vers des pays peu soucieux de la protection du climat, la Commission industrie du Parlement européen prévoit d’augmenter la part des quotas de l’ETS1 allouée gratuitement aux entreprises énergo-intensives à 48 % du volume total disponible pour la période 2021-2030, si 43 % leur paraît insuffisant.


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Le système communautaire d’échange de quotas d’émission (European Union Emission Trading Scheme).

…ou une UE plus engagée dans la décarbonation ?

Dans un rapport publié le 7 octobre, l’Agence européenne de l’environnement souligne que l’UE ne pourra pas atteindre ses objectifs de réductions des gaz à effet de serre (GES) de 89 % à 95 % d’ici à 2050 (par rapport aux niveaux de 1990) sans décarboner le secteur de la production de l’énergie. Elle invite donc l’UE à investir dans de nouvelles technologies plus propres. 

Semaine du 19 septembre 2016

Boom annoncé des batteries de recharge…

L’accroissement rapide de la part des renouvelables dans le mix électrique allemand envoie des signaux sur l’évolution du marché allemand du stockage. Selon l’étude de Bloomberg New Energy Finance, il devrait passer de 200 millions de dollars cette année à 1,1 milliard de dollars (980 millions d’euros) en 2019. Résultat : les constructeurs de batteries s’organisent. Et anticipent les besoins en équipement qui devraient être multipliés par 50 d’ici à 2024.

… Mais pas de seconde vie pour toutes les batteries électriques

L’industrie automobile reste divisée sur la question d’une deuxième vie pour les batteries électriques, selon Bloomberg New Energy Finance. Tandis que Tesla ne semble pas vouloir s’impliquer dans le recyclage de batteries, BMW, Nissan et Mercedes-Benz ont des projets de stockage fixe pour redonner vie à celles-ci. Aujourd’hui, un système neuf de stockage stationnaire peut coûter jusqu’à 1 000 dollars par kWh. En revanche, avec les réaffectations de batteries d’occasion pour véhicule électrique (VE), l’investissement serait divisé par deux (450 dollars par kWh) à partir de 2018.

Les Français font confiance aux services électriques

Selon une étude de la Commission européenne, l’indice français de confiance dans les services électriques, qui s’établit à 84,6 %, est le deuxième meilleur de l’UE, après le Luxembourg. Pourtant, l’étude relève aussi que l’indice de performance des services électriques, vu du côté des consommateurs, est parmi les plus bas des 42 marchés européens (75,3 % contre 79,8 % en moyenne).

Nouveaux signataires de l’accord issu de la COP21…

C’est fait ! La Chine (20,09 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales) et les États-Unis (17,89 %) ont ratifié l’accord issu de la COP21, ce qui porte à 26, le nombre d’États signataires à ce jour. Il reste encore 29 autres pays, représentant 16 % des émissions de GES, à convaincre pour que l’accord entre en vigueur.

… Mais ratification du Royaume-Uni reportée

Le Brexit a plongé le Royaume-Uni dans l’incertitude. Aussi, le gouvernement britannique n’est pas certain de pouvoir ratifier l’accord de Paris en 2016. La publication du plan climat britannique à l’horizon 2030 (5e budget carbone) prendra également du retard.

Semaine du 29 août 2016

Plus de modernité dans les systèmes de chauffage et de refroidissement

La Commission de l’Industrie et de l’Énergie du Parlement européen (ITRE) vient de se prononcer en faveur de performances énergétiques des bâtiments optimisées. Elle préconise la modernisation des systèmes de chauffage et de refroidissement, le recours à davantage de sources d’énergie renouvelable, à des systèmes de cogénération et à de nouvelles technologies, type objets connectés. Autre piste pour y arriver : la suppression de l’utilisation de combustibles fossiles.

Nouvelle stratégie pour favoriser la mobilité verte

La Commission européenne vient de déposer une proposition relative à la réduction des gaz à effet de serre (GES) pour la période 2021-2030. Le texte fixe notamment des objectifs contraignants en matière d’émissions de GES pour les secteurs du bâtiment, de l’agriculture, de la gestion des déchets et des transports. Il s’agira d’accélérer le déploiement d’énergies de substitution à faible taux d’émissions dans les transports (biocarburants avancés, électricité renouvelable, carburants de synthèse renouvelables, suppression des obstacles à l’électrification des transports) et d’évoluer vers des véhicules à émission zéro.

La BEI investit dans les projets incluant l’énergie

La Banque européenne d’investissement (BEI) vient d’approuver le prêt de 9,4 milliards d’euros pour le financement de 56 projets en Europe et dans le monde, incluant le secteur de l’énergie. Parmi ceux-ci, des projets de construction de cogénération dans des papeteries en France et au Royaume-Uni, ou le soutien au déploiement de compteurs intelligents au Royaume-Uni.

Deux nouveaux instruments financiers pour l’investissement

Dans le cadre des fonds structurels et d’investissement européens (fonds ESI), la Commission européenne vient de mettre en place deux instruments financiers.
L’un est un instrument de co-investissement visant à offrir un financement aux jeunes entreprises et aux PME. L’autre est un fonds de développement urbain ayant pour objectif de soutenir des projets de développement urbain durables, notamment dans les domaines des transports publics et de l’efficacité énergétique ou de la réhabilitation des zones urbaines.

Semaine du 20 juin 2016

Ensemble pour plus de mécanismes de capacité

Dans une déclaration commune envoyée à Bruxelles, sept associations européennes du secteur de l’électricité (UFE pour la France) revendiquent une organisation européenne du marché de l’électricité plus en phase avec les ambitions climatiques de l’Europe. Leurs suggestions ? Des signaux de prix pour le long terme, une hausse du prix du CO2, les mêmes règles pour tous les États membres et une prise en compte des capacités transfrontalières. 

Réforme de l’étiquetage énergétique

Dès 2017, cinq groupes de produits fonctionnant à l’électricité arboreront un nouvel étiquetage énergétique. Celui-ci s’échelonnera toujours de A à G mais n’intégrera plus la mention « + ». Les autres groupes de produits auront quatre ans pour se caler. Le chauffage électrique direct est une nouvelle fois exempté.

Réglementation du marché financier : les entreprises gagnent un an

La crise financière de 2008 et le souci de renforcer la protection des investisseurs ont conduit le Parlement européen à réviser la directive MIF (Marchés d’Instruments Financiers), qui concerne notamment le marché des matières premières et du trading de haute fréquence. Les nouvelles mesures devaient s’appliquer dès le 1er janvier 2017 mais ne le seront qu’au 1er janvier 2018.

Renforcement du marché des quotas de carbone demandé par trois pays scandinaves

Dans un communiqué commun, trois des plus grands producteurs d’électricité du nord de l’Europe, Fortum (Finlande), Statkraft (Norvège) et Vattenfall (Suède), réclament des incitations plus ambitieuses dans des investissements bas carbone dans le secteur énergétique. Le but : rendre la production d’électricité en Europe neutre en carbone d’ici à 2050.

L’emploi du renouvelable

L’antidote au chômage de masse en Europe ne se situe pas du côté des ENR (photovoltaïque, éolien, biocarburants…). Selon le dernier rapport IRENA (agence internationale pour les énergies renouvelables), les pays qui emploient le plus de personnes dans le secteur du renouvelable sont la Chine, le Brésil et les USA.

Semaine du 9 mai 2016

Investissements en berne en Europe

L’investissement en Europe n’en finit pas d’être déficitaire : de l’ordre de 270 à 330 milliards d’euros par an. Selon un rapport émanant de l’Institut Jacques Delors, cinq raisons expliqueraient cette mauvaise forme :
– une croissance économique trop molle ;
– un désendettement des ménages et des sociétés non financières trop lent ;
– des banques plus fragiles qui financent moins de projets ;
– trop d’incertitudes politique et économique ;
– trop de logiques d’assainissement budgétaire sur l’investissement mis en œuvre par les États.

L’Europe des 3×20, c’est fini !

L’objectif de la Commission européenne visant, pour 2020, de réduire les émissions en CO2 de 20 % et d’augmenter la part du renouvelable de 20 % ne pourront pas se réaliser… à temps. En effet, la part de l’énergie renouvelable en Europe n’a été que de 14,2 % en 2014 et ne devrait pas dépasser les 14,4 % pour 2015. Comment expliquer ce retard ? Par la baisse du prix des matières premières, conjuguée à la pression des lobbies du charbon en Pologne et en Allemagne, ainsi qu’à un investissement dans le renouvelable en berne.

10 000 connecteurs automobiles dans le monde

3 028 bornes de recharge rapide pour véhicule électrique de norme CHAdeMO et de fabrication japonaise ont été déployées en Europe. Cela ramène à 10 000 le nombre de connecteurs CHAdeMO installés dans le monde.

Vers une Union de l’énergie fiable et durable

Réunis en avril dernier, les ministres de l’Énergie de l’Union européenne sont tombés d’accord sur l’importance d’adopter une approche énergétique commune pour qu’une Union de l’énergie abordable, fiable et durable voie le jour. Au programme pour y arriver : plus de coopération entre les pays de l’UE, notamment en ce qui concerne l’intégration des énergies renouvelables, les conditions de fonctionnement des opérateurs et la sécurité d’approvisionnement. Cela suppose une adaptation complète de l’ensemble du système – infrastructures, législation, marchés – à de nouvelles réalités.

Vivement la tonne de CO2 à 30 €

Si le prix de la tonne de CO2 se situait à 30 €, les émissions de CO2 du secteur électrique diminueraient de 100 millions de tonnes par an en Europe. C’est ce qu’affirme un rapport émanant de l’ADEME et de RTE sur l’impact d’un signal prix du CO2 sur le système électrique de 13 pays d’Europe de l’Ouest. On en est loin. Le cours actuel des quotas du marché européen du carbone est trop bas pour orienter les acteurs économiques vers les solutions de production les moins émettrices de CO2.

Semaine du 18 avril 2016

Des industriels en faveur d’une réforme ambitieuse du marché de l’électricité

Sachant que la Commission européenne travaille à l’élaboration d’un nouveau marché de l’électricité, 12 associations et groupements d’industriels ont publié une déclaration plaidant pour une réforme ambitieuse. Trois pistes ont été suggérées :
– fournir un signal prix adéquat et une meilleure intégration des marchés de court terme transfrontaliers ;
– prendre en compte la contribution des différentes sources d’énergie ;
– mettre en œuvre des règles du jeu équitables pour tous les fournisseurs de flexibilité afin de favoriser les échanges d’électricité en Europe.

Cap sur un prix plancher du carbone en Europe

Jugeant que la tonne de CO2 sur le marché des quotas européen (ETS) s’échangeait à un niveau insuffisamment dissuasif pour inciter les entreprises à réduire leurs émissions, le gouvernement français cherche à faire établir un prix plancher du carbone à l’échelle européenne.

Vers la digitalisation des entreprises

La stratégie de la Commission européenne pour la digitalisation des entreprises est en voie d’achèvement. L’accent a été mis sur l’accélération de la normalisation dans cinq domaines (5G, cloud, Internet des objets, big data, cybersécurité), la création d’un cloud européen pour la recherche et l’interopérabilité des sites administratifs.

Les églises britanniques passent au vert

La lutte contre le changement climatique faisant partie de la première encyclique du pape François, les églises britanniques s’organisent pour limiter leur impact carbone. L’éclairage et le chauffage de 400 d’entre elles carbureront bientôt avec de l’énergie verte.

Semaine du 28 mars 2016

Le marché du carbone profite aux industries

C’est une étude néerlandaise menée dans 19 des 28 États européens qui l’affirme : le marché européen du carbone fait gagner de l’argent aux industries. Comment ? Les trois principales sources de bénéfices sont la revente de carbone sur le marché de quotas attribués gratuitement ; l’utilisation des crédits carbone internationaux de compensation ; et la répercussion sur les prix de vente d’une partie des coûts imputés à l’ETS*.
En France, les deux secteurs industriels qui en ont le plus profité sont la sidérurgie, avec un bénéfice de 1,24 milliard d’euros, et le raffinage, avec 927 millions d’euros.

 

*Le système communautaire d’échange de quotas d’émission (Emission Trading Scheme) est un mécanisme de droits d’émissions de CO2 mis en place au sein de l’Union européenne, organisé autour de deux principes : la limitation des gaz à émettre et la possibilité pour chaque entreprise d’acheter ou de vendre son « droit à polluer ». Les entreprises qui réduisent leur taux de CO2 sont récompensées et celles qui dépassent leurs plafonds d’émissions et doivent acheter des quotas d’émissions auprès d’entreprises plus vertueuses sont pénalisées.

Le parc immobilier européen fraie de plus en plus avec l’efficacité énergétique

Le parc immobilier européen est gourmand en énergie primaire et responsable de 36 % des émissions à effet de serre au sein de l’UE. Ainsi, les États membres ont-ils dû développer une stratégie de rénovation de leur parc immobilier. Un rapport émanant du Centre commun de recherche de l’UE vient de révéler que les trois quarts des stratégies présentées prenaient en compte la notion d’efficacité énergétique. Celle de la France faisant même partie du top 10 des stratégies exemplaires.

Cap sur la sécurité gazière dans l’UE

Les 28 chefs d’États de l’UE viennent de valider le paquet législatif sur la sécurité gazière, deuxième train de mesures de l’Union de l’énergie. Soulignant la nécessité pour l’UE de se doter rapidement d’un marché intérieur de l’énergie pleinement opérationnel et interconnecté, ils ont encouragé les législateurs à poursuivre sur leur lancée.

Semaine du 7 mars 2016

L’AIE identifie les meilleures pratiques pour repenser le marché de l’électricité

Améliorer le rendement des installations électriques, diminuer leurs émissions de CO2, réduire leurs coûts d’exploitation et sécuriser l’approvisionnement, telles sont les voies retenues par l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) pour un système énergétique adapté aux enjeux de la transition énergétique. L’AIE recommande notamment une meilleure gestion des flux transfrontaliers à grande échelle et une adaptation du marché européen aux petites quantités d’électricité issues des ENR.

Pertes de l’énergéticien allemand RWE : une conséquence des faibles prix sur le marché de gros

À la suite d’une dépréciation sur certaines centrales électriques, l’énergéticien allemand RWE a annoncé 200 millions d’euros de pertes. La faiblesse des prix sur le marché de gros de l’électricité expliquerait cette baisse des marges à l’instar d’autres énergéticiens européens. 

POUR ALLER PLUS LOIN

Une meilleure résilience européenne contre les perturbations sur le marché du gaz

Face aux besoins d’approvisionnement en gaz difficiles à gérer isolément par chaque pays, la Commission européenne a présenté son « paquet d’hiver » en faveur d’une sécurité énergétique européenne durable. Parmi les mesures, améliorer l’accès au gaz naturel liquéfié devrait réduire la dépendance de certains pays à l’égard de la Russie. Décarboner le secteur du chauffage et du refroidissement par l’efficacité énergétique et le recours aux ENR font également partie des priorités.

« Air pur en Europe » : les trois institutions européennes négocient de nouveaux plafonds

Le Parlement européen, le Conseil de l’UE et la Commission européenne négocient un accord sur la révision des plafonds nationaux d’émissions de polluants inscrite dans la directive « NEC ». Objectif de cette directive : réduire la pollution atmosphérique responsable de 400 000 décès par an au sein de l’UE. Au cœur de la discussion, le niveau de réduction des émissions d’ammoniac, polluant d’origine agricole.

Semaine du 22 février 2016

Des propositions à l’étude pour plus d’interconnexion électrique dans l’UE

L’Union de l’énergie est en marche. Pour atteindre l’objectif de 15 % d’interconnexion électrique d’ici à 2030, des disparités entre la réalité des marchés de l’électricité de plus en plus intégrés et les réponses des États membres aux problèmes de sécurité d’approvisionnement doivent être corrigées. À l’issue d’une évaluation des obligations auxquelles les États membres sont censés se soumettre, la Commission européenne va établir de nouvelles propositions législatives.

Augmentation du nombre de véhicules « propres » vendus en 2015

Les particuliers européens se mettent à rouler « propre ». La vente des véhicules électriques, hybrides, gaz naturel véhicule (GNV) et gaz de pétrole liquéfié (GPL), a en effet augmenté de 20 % entre 2014 et 2015 selon l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). Cela représente 4,2 % de l’immatriculation des voitures particulières, soit 582 135 véhicules. Le premier marché est l’Italie, devant la France et l’Allemagne.

Les accords sur la sécurité gazière reportés

La publication d’un paquet de mesures sur la sécurité gazière pour l’Union de l’énergie a été reportée au 16 novembre 2016. Ce paquet inclut notamment une proposition de règlement révisé sur la sécurité de l’approvisionnement en gaz et une proposition de décision sur la transparence des accords intergouvernementaux (AIG) entre des États membres de l’UE et des pays tiers dans le domaine de l’énergie.

Des fonds pour réduire le parc nucléaire

268 milliards d’euros seraient nécessaires pour provisionner la réduction du parc nucléaire européen d’ici à 2050, soit 126 milliards pour le démantèlement et 142 milliards pour le stockage des déchets. L’UE compte actuellement 131 réacteurs d’une capacité 121 GW, âgés d’une trentaine d’années en moyenne, et répartis dans 14 pays.

Plus de synergie communautaire dans le traitement des déchets

L’Union de l’énergie ambitionne plus de synergies entre les différentes politiques communautaires, notamment concernant la valorisation énergétique des déchets non recyclables. Pour y arriver, la Commission européenne voudrait rendre le processus « Waste to Energy » (du déchet à l’énergie) plus efficace en développant le potentiel énergétique des flux les plus prometteurs parmi les 20 combustibles issus de déchets identifiés.

Semaine du 8 février 2016

L’UE toujours trop énergo-dépendante

Plus de la moitié de l’énergie consommée au sein de l’UE n’y est pas produite. Et ce, depuis 2004. En 2014, la dépendance énergétique de l’UE a été plus élevée qu’en 1990, mais légèrement inférieure à son point culminant relevé en 2008.

Baisse de la consommation énergétique en Europe

Pour atteindre ses ambitions de baisse de consommation énergétique d’ici à 2020, l’UE s’est fixé des objectifs annuels. Bonne nouvelle : celui de 2014 dépasse de 2 % l’objectif envisagé. La baisse est de 16,9 % et de 15,7 % pour la consommation d’énergie primaire.

Objectifs d’efficience énergétique pour le secteur du bâtiment

75 % de l’énergie utilisée dans le secteur du bâtiment dans l’ensemble de l’UE est – encore – d’origine fossile, contre 25 % d’énergies à faible teneur en carbone. Voilà pourquoi la Commission européenne a élaboré une stratégie énergétique « chauffage et refroidissement ». Objectifs futurs pour le secteur du bâtiment : limiter la réduction des fuites d’énergie dans les bâtiments, optimiser l’efficacité et la durabilité des systèmes de chauffage et de refroidissement, soutenir l’efficacité industrielle, etc.

Coopération énergétique accrue entre l’UE et la Turquie

Pour renforcer la sécurité énergétique des pays d’Europe centrale et du Sud-Est et diversifier leurs sources de gaz, l’UE intensifie le dialogue avec la Turquie. Le projet : créer un corridor sud pour acheminer, dans l’UE, le gaz en provenance du bassin de la Caspienne, d’Asie centrale, du Moyen-Orient et du bassin de la Méditerranée orientale. Cette coopération  concerne aussi la distribution de l’électricité. 

Pas de limitation d’émissions de gaz polluants pour les moteurs diesel

Les eurodéputés ont entériné un assouplissement des tests d’homologation des véhicules diesel. Conséquence : les constructeurs automobiles vont bénéficier d’une plus grande marge de tolérance sur les émissions limites de pollution. Ainsi, pourront-ils mettre en circulation des véhicules diesel émettant deux fois plus d’oxydes d’azote ( NOx ) que ce qui avait été voté en 2007.

Semaine du 11 janvier 2016

Les données personnelles bientôt mieux protégées

Un nouveau règlement européen encadrera la protection des données numériques d’ici à 2018. Les entreprises publiques, privées et étrangères à l’Union européenne mais y offrant des services devront rendre le consentement à l’utilisation de données personnelles des consommateurs moins ambigu et intégrer un droit à l’oubli et à l’effacement. Il leur en coûtera jusqu’à 4 % de leur chiffre d’affaires global annuel si elles ne respectent pas ces règles. Celles qui traitent un grand nombre de données personnelles devront même nommer un contrôleur de la protection des données personnelles. 

L’Union européenne boostée par l’accord de la COP21

La Commission européenne dédiée à l’action pour le Climat et à l’Énergie a annoncé qu’elle veillerait à ce que l’accord de la COP21 soit concrétisé. Tout en poursuivant le déploiement du cadre énergie-climat à horizon 2030, elle promet des propositions sur le partage des efforts concernant la décarbonisation du secteur des transports. 

Mieux connecter les réseaux électriques nationaux

Si les pays européens connectaient mieux leurs propres réseaux électriques, l’Union européenne, chargée d’interconnecter les États, pourrait faire des économies importantes, de l’ordre de 40 milliards d’euros par an d’ici à 2030, et surtout tenir son objectif de 15 % d’interconnexion d’ici à 2030. Elle plaide donc pour des actions régionales, notamment dans la péninsule ibérique.

Le méthane moins dans l’œil de mire

Le Conseil « Environnement » de l’Union européenne vient de définir une révision des plafonds nationaux d’émissions de polluants atmosphériques qui servira de base aux prochaines négociations avec le Parlement. Il y apparaît que le méthane (CH4) est exclu des efforts de réductions.

Plus d’ENR dans les objectifs européens

Dans un rapport adopté le 15 décembre dernier, les eurodéputés se sont déclarés favorables à un objectif d’efficacité énergétique de 40 %, d’« au moins » 30 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2030 et de 40 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Semaine du 21 décembre 2015

40 % d’efficacité énergétique avant 2030 pour 1 700 localités européennes

C’est Tine Heyse, présidente de l’Alliance pour le Climat regroupant 1 700 municipalités d’Europe, qui le dit : un objectif ambitieux et contraignant à l’échelle de l’UE aiderait les autorités locales à saisir à bras-le-corps les solutions d’efficacité énergétique et à livrer des avantages tangibles aux citoyens.

Doublement du budget dédié aux énergies propres sur cinq ans

À l’occasion de la COP21, 19 pays dont cinq États membres de l’UE se sont engagés, dans le cadre de la Mission Innovation, à augmenter les investissements de recherche en matière d’efficacité énergétique, de technologies sobres en carbone et d’énergies renouvelables. Il s’agit notamment de conjuguer efforts privés et publics pour accélérer le déploiement des projets, tout en diminuant leurs coûts.

Les régions maritimes se mobilisent face au changement climatique

Premières zones exposées aux conséquences du changement climatique, les régions maritimes s’organisent face au risque de montée des eaux, d’inondations graves ou d’érosion des côtes. Dans le cadre de la COP21, la région Bretagne, en partenariat avec la Conférence des Régions Périphériques Maritimes, a publié des propositions concrètes misant notamment sur les technologies intelligentes, les transports collectifs et l’économie circulaire.

COP21 : l’Europe revendique son rôle dans l’accord sur le climat

Au lendemain de l’accord de Paris, Miguel Arias Cañete, commissaire européen en charge de l’Énergie et du Climat, a salué la victoire d’un accord intégrant les principaux objectifs européens : hausse de température inférieure à 2 °C, révision des contributions des pays tous les cinq ans et suivi des émissions de GES de chaque pays. « Ce qui a été promis doit être livré, a-t-il conclu. Nous avons les outils, à chacun de se mettre au travail ».

Semaine du 7 décembre 2015

Corridor franco-ibérique pour la mobilité électrique

4 à 5 millions d’euros investis par la France, l’Espagne et le Portugal pour mettre en place 80 à 90 bornes de recharge électrique sur un tronçon d’environ 2 000 km. Ce corridor reliant les trois pays en faveur de la mobilité électrique devrait être opérationnel d’ici 2019-2020.

L’éolien a le vent en poupe

C’est l’association européenne de l’industrie éolienne, EWEA, qui l’affirme dans son dernier rapport. L’éolien pourrait devenir la première source d’électricité en Europe d’ici 2030. Mais pour y arriver et atteindre 392 GW, il faudrait plus d’ambition de la part de l’UE. Fin 2014, la capacité éolienne en Europe s’élevait à 128,8 GW, dont 9,149 GW en France*. 

* Source : France Énergie Eolienne

Bientôt un meilleur étiquetage des produits économes en énergie

C’est ce que vise la réforme entreprise par les ministres européens de l’Énergie à 2017. Il y aurait 10 % d’économies d’énergie à gagner en relevant les exigences de l’étiquetage des produits commercialisés sur le marché de l’UE pour rendre plus visible auprès des consommateurs leur efficacité énergétique. 

La fiscalité environnementale augmente

En 10 ans, la fiscalité écologique a fait un bond : 330,1 milliards d’euros de recettes issues de la fiscalité environnementale en 2013 contre 272,1 en 2003*. C’est principalement l’énergie qui a été taxée (77 % du total des taxes), loin devant les transports (20 %), la pollution et les ressources (3 %).

* Source : Eurostat.

L’Europe de l’énergie se renforce

La Commission européenne vient d’allouer, pour la période 2014-2020, un budget de 5,35 milliards d’euros aux infrastructures énergétiques transeuropéennes au titre du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE). Cela concerne 195 projets dits d’intérêts communs parmi lesquels 108 dans le secteur de l’électricité, 77 dans le secteur du gaz, 7 dans le secteur du pétrole et 3 dans le secteur des réseaux intelligents.

Semaine du 23 novembre 2015

Indulgence pour les industries « énergie-intensives »

Le Conseil européen de l’industrie chimique (Cefic) appelle le Conseil, la Commission et le Parlement européens à ce que la législation climatique européenne protège les industries « énergie-intensives ». Il en irait de leur compétitivité et de l’avenir du tissu industriel européen.

Nouveaux plafonds pour six polluants atmosphériques

Le Parlement européen vient d’approuver la mise en place de nouveaux plafonds nationaux d’émissions pour le dioxyde de soufre, les oxydes d’azote, les composés organiques volatils non méthaniques, le méthane, l’ammoniac et les particules fines de moins de 2,5 μm. Le Parlement exige des objectifs intermédiaires pour 2025, afin de s’assurer que les États atteindront leur but pour 2030.

Cap sur des véhicules électriques interopérables

La prochaine génération de voitures électriques et de smart grids fonctionnera selon un même et unique langage en Europe. C’est l’ambition du laboratoire sur l’interopérabilité des véhicules électriques et des smart grids qui vient d’être inauguré à Ispra (Italie) au Centre commun de recherche de la Commission européenne (JRC). 

Nouvelles normes d’éco-conception en vue

Pour que la production des déchets diminue, la Commission européenne travaille à rendre plus ambitieux six projets de lois relatifs à l’économie circulaire, avec notamment des objectifs revus à la hausse pour l’éco-conception. À l’avenir, en plus de la notion d’efficacité énergétique, l’éco-conception devra intégrer celle de l’efficacité des ressources telle que le caractère réparable, durable et recyclable des produits. La réutilisation des déchets sera encouragée. 

Semaine du 2 novembre 2015

Bientôt plus de bornes électriques dans toute l’Europe

L’Observatoire européen des carburants alternatifs, chargé d’accompagner le déploiement de bornes de recharge et autres infrastructures de ravitaillement dans toute l’Europe d’ici à 2020, vient de se faire attribuer un partenaire par la Commission européenne : le réseau européen Avere, dédié au développement de la mobilité électrique.

Quotas pour les gaz fluorés dès 2016

La quantité de gaz à effet de serre pouvant être vendue dans l’UE est en voie de réduction massive. La Commission européenne vient en effet d’allouer des quotas aux entreprises de l’UE qui vendront des hydrofluorocarbures (HFC) dans l’UE en 2016.

Les mécanismes de capacité vus par 11 États de l’UE

Les quelques 200 questionnaires envoyés par la Commission européenne aux acteurs privés et publics de 11 États de l’UE sur les mécanismes de capacité sont en cours d’analyse. Mais deux tendances émergent déjà. 1° le marché intérieur de l’énergie apparaît comme le garant de la sécurité d’approvisionnement s’il offre un cadre réglementaire approprié. 2° les mécanismes de capacité sont vus comme une alternative à une réforme réglementaire des marchés. La Commission proposera un modèle fin 2016.

Encourager les industriels les moins émetteurs de CO2

Il faut récompenser les installations industrielles les plus performantes pour l’environnement. C’est l’avis des ministres européens de l’Industrie qui réclament à leurs homologues de l’Environnement un système d’allocation de quotas gratuits « dynamiques » collant à la réalité des émissions de CO2.